Le plus dur pour moi c'était d'être séparé de mes copains, et de ne pas cotoyer d'autres enfants pour jouer.
Hormis la première nuit, ma maman ne pouvait pas dormir à côté de moi et je restais tout seul,
sauf lors de la visite des infirmières et auxiliaires qui passaient au moins toutes les quatre heures pour me prendre la tension, la température et me poser des perfusions. Je ne me suis jamais habitué aux bruits des pousse-seringue et des pompes qui sonnaient régulièrement.
Ma maman et/ou mon papa étaient présents tous les jours et j'ai été soutenu par ma famille.
Elle venait me voir toutes les semaines par l'intermédiaire d'une caméra vidéo qui était dans ma chambre et dans une pièce réservée pour les malades du secteur 2 (ma chambre était stérile, je n'avais donc pas le droit d'avoir plus de 2 personnes par jour et uniquement des adultes non malades de ma famille direct).
Lorsque mes parents venaient, ils devaient s'équiper: masque, calot, sur-chaussures, blouse stérile et devaient se laver les mains plusieurs fois avec des savons spéciaux.
Pour ne pas être coupé du monde, j'ai eu la chance d'avoir un ordinateur et une connection à internet dans ma chambre. J'ai aussi eu des nouvelles de mes copains par les mails qu'ils m'envoyaient de l'école et certains de la maison. Ma maîtresse m'a envoyé des mails tous les jours.
Je les en remercie tous.